Votre panier: €0.00 (0 items)
Panier
Menu

ED Faits



L’abstinence sexuelle, comment la prendre ?

L’abstinence sexuelle ne ruine pas la santé, notamment le système reproducteur des jeunes hommes qui la vivent de façon tout à fait naturelle. En ce qui concerne les hommes plus âgés, l’opinion n’est pas unanime à leur égard. Certains experts sont d’avis que l’abstinence sexuelle entraîne des troubles neurologiques, psychosomatiques, voire psychologiques, d’autres mettent en relief son innocuité, d’autres encore démontrent ses effets curatifs sur l’organisme humain. Il est évident que la vérité se trouve, comme d’habitude, au juste milieu. Une chose est incontestable : les hommes privés depuis longtemps de rapports sexuels voient leurs réflexes sexuels s’éteindre.

En tous cas, le problème d’abstinence est propre à chaque individu et dépend avant tout de l’intensité du désir et de l’excitation sexuelle. Les adultes ayant un désir affaibli et une excitation sexuelle retenue peuvent supporter une abstinence pendant longtemps sans en ressentir d’inconvénients. Néanmoins les hommes ayant un fort désir et une excitation élevée ne sont capables de vivre une période d’abstinence que durant un court laps de temps. Suivent alors des troubles émotionnels et sexuels, dans quel cas il s’agit le plus souvent de névroses sexuelles.

Il est tout à fait naturel que l’homme abstinent depuis une certaine période ait une éjaculation plus rapide que d’habitude, mais lors de l’acte suivant tout se passe comme avant. Il importe de savoir que l’abstinence chez les hommes, surtout s’ils sont âgés de plus de 45 ans, provoque une baisse de la puissance masculine. Cela étant, une fonction d’adaptabilité de l’organisme se met en action : suite à l’abstinence la prostate produit une sécrétion abondante qui est absorbée par le sang et freine le fonctionnement normal des gonades. Entretemps, les cellules de Leydig réduisent leur production d’hormones sexuelles (les androgènes), ce qui amène par la suite une baisse de la sensibilité des centres nerveux sujets aux stimulations sexuelles. S’installe alors une dépendance stable : moins les rapports sexuels sont fréquents, moins l’homme en ressent le besoin. L’ignorance de cette particularité propre aux hommes de 40-45 ans donne également lieu à des conflits en famille.

La situation est autre lorsque la vie sexuelle est régulière. La sécrétion prostatique accumulée faisant partie de l’éjaculat est expulsée dans l’organe génital de la femme. Suite à ce fait, l’absorption de la sécrétion prostatique par le sang de l’homme est en baisse considérable, ce qui provoque une sécrétion plus importante d’androgènes par les gonades et, par la suite, rend le désir et l’excitation plus intenses.

Ainsi, le rythme de la vie sexuelle est l’un des facteurs importants de la prévention des troubles sexuels.

Au début du XXième siècle on a formulé une thèse indiquant que chaque acte sexuel entraîne des décalages physiologiques qui assurent de meilleures conditions pour l’acte sexuel suivant. Cette thèse a été confirmée plus tard par de nombreux savants sexologues. De plus, ces dernières années, ils affirmaient de manière rigoureuse que l’abstinence sexuelle est très dangereuse pour la santé.

« La sexologie contemporaine scientifique considère comme un archaïsme la thèse de l’innocuité absolue et même de l’effet salutaire de l’abstinence pour les hommes et la refuse ».

« L’activité sexuelle, comme toute autre activité de l’homme, nécessite un certain entraînement physique et psychologique ce qu’il n’est possible d’obtenir que dans le cadre d’une vie sexuelle régulière » (M. Kopiček, un sexologue tchèque).

«De nombreuses raisons laissent à supposer que l’abstinence sexuelle de longue durée chez l’homme, surtout après 40-45 ans, pourrait parfois affaiblir le fonctionnement du système reproducteur. Une masturbation régulière en présence d’une érection se manifestant naturellement peut servir de mesure préventive… » (le professeur A. M. Svyadosch)

Une question se pose : que doit faire le mari dont la femme est enceinte ? Les sexologues et les gynécologues suggèrent l’idée que dans ce cas l’abstinence complète n’est pas du tout obligatoire, bien qu’il importe malgré tout d’observer une certaine prudence lors du rapport sexuel. Il faut s’abstenir de tout rapport sexuel les deux ou trois derniers mois de la grossesse ainsi que durant les deux mois suivant l’accouchement.

Lors de cette période (on a en vue la période de la grossesse) l’abstinence ne causera aucun dommage à l’homme même s’il a habituellement un niveau élevé d’activité sexuelle.

Le cas des jeunes est tout autre. Les concernant, les sexologues sont d’un avis unanime : les jeunes gens doivent s’abstenir de relations sexuelles avant le mariage.

Alors quels sont leurs arguments ?

Premièrement, l’activité sexuelle avant l’heure produit un effet destructif sur leur état émotionnel et psychologique et ruine leur santé. Elle empêche la plénitude des émotions sexuelles, surtout chez les femmes qui en deviennent frigides (insensibles) à jamais, ce qui met en péril la stabilité d’un futur mariage, favorise les futurs adultères et des affrontements, des conflits familiaux très durs.

Deuxièmement, les partenaires sexuels n’ont aucune obligation l’un envers l’autre dans le cadre des relations intimes hors mariage. Ainsi chacun des deux peut avoir des relations occasionnelles et finit souvent par contracter des maladies vénériennes.

Troisièmement, la jeune fille risque de tomber enceinte sans le vouloir alors qu’elle n’est pas prête à devenir mère, ni physiquement, ni psychologiquement, ni socialement.

Cela donne aux parents des ados à réfléchir. Si les parents fournissent de façon très délicate à leurs gosses de moins de 13 ans une information argumentée par des experts au point de vue scientifique, si ces gosses peuvent se faire une idée de tous les aspects du développement sexuel, s’ils trouvent en leur pères et mères des amis adultes, alors on peut espérer que la future vie conjugale de ces ados ne sera pas condamnée à l’infortune.

Parfois on se heurte à l’opinion que les relations sexuelles prénuptiales sont utiles, parce qu’elles permettraient d’atteindre une harmonie conjugale d’une façon plus rapide et plus facile. Les sexologues traitant la disharmonie dans les mariages sont fermement persuadés que cette opinion est tout à fait fausse.

Les relations intimes précoces ne facilitent pas l’harmonie du couple, bien au contraire, ils y font obstacle en contribuant à l’apparition et au développement de certains troubles sexuels et à la formation d’idées fausses sur les relations entre mari et femme.

A noter que la vie sexuelle hors mariage est, en règle générale, de caractère irrégulier ce qui peut entraîner des fluctuations de la puissance masculine. D’où l’apparition de doutes, d’un manque d’assurance et même parfois de réactions névrotiques.

Pour une jeune fille, une relation sexuelle hors mariage coïncide avec une période d’insensibilité naturelle. Dans la plupart des cas, la femme ne retire que déception de telles liaisons intimes et la conviction d’être frigide ou d’être absolument incapable d’avoir du plaisir pendant les actes sexuels.

Une véritable union des âmes n’est possible que dans le mariage. Les conditions absolument indispensables pour une harmonie sexuelle résident dans le désir d’avoir une famille stable, dans la volonté de l’homme de voir en une femme particulière la mère de ses enfants et dans la volonté de la femme de voir en cet homme leur père.